Le mot de l’ambassadrice : France et Hongrie depuis toujours… [hu]

Ferenc Rákóczi II, une retraite française

Le traité d’Utrecht de 1712 scelle la paix entre le Roi de France et l’Empereur. Après avoir lutté pour l’indépendance de sa principauté Transylvaine, Ferenc Rákóczi II décide de se retirer en France.
Invité de Louis XIV à Versailles, il assiste aux divertissements royaux de 1713 à 1715 : représentation des pièces de Molière, concert de Lully, festivités dans les jardins de Le Nôtre, chasses avec le Roi. Si le Duc de Saint-Simon se contente d’un portait respectueux, Madame de Maintenon, l’épouse secrète du roi, ne tarit pas d’éloges sur lui : « « Jamais étranger en France n’a mieux réussi que celui-là : on l’aime, on le cherche, on l’estime ; il n’embarrasse jamais et n’est jamais embarrassé ; il a du goût pour tout, de la sagesse, de la piété, il est simple sans aucune affectation… » Louis XIV pensionne son ancien allié avec générosité.

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A la mort du roi, en 1715, le prince kuruc choisit de rejoindre le couvent des Camaldules à Grosbois. Il dédie son temps libre à la rédaction de ses Mémoires, en français. La reprise des hostilités entre l’Autriche et la Turquie, en 1716, lui laisse croire à une possibilité de mener à nouveau l’insurrection transylvaine. Il gagne l’empire ottoman en 1717, mais ne pourra pas poursuivre son ambition et restera en Turquie jusqu’à sa mort, en 1735. Il est alors inhumé dans la chapelle de l’ambassade de France, avant d’être ré-enterré à Kassa (actuelle Košice).

Dernière modification : 24/05/2019

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