Mot de l’Ambassadeur (12 septembre 2017) [hu]

Septembre est le mois de toutes les rentrées : rentrée des enfants à l’école, rentrée des raisins vendangés, rentrée des impôts dans les caisses de l’État.

Les ambassadeurs ont repris le chemin des leurs bureaux un peu plus tôt, pour recevoir fin août leurs instructions, données directement par le Président de la République, le Premier ministre et le gouvernement.

L’un des mots qui revenait le plus souvent dans nos échanges était celui d’Europe, dont le grand projet retrouve, en dépit des échappées brexitoises, une espérance formidable.

La refondation se fera par l’engagement des peuples européens qui réclament un nouvel élan.

Le message de solidarité et d’unité, à nouveau proclamé par M. Emmanuel Macron lors de son discours en Grèce, nous engage à expliquer les orientations que pourraient prendre l’Europe de demain.

Pourtant, il me semble que cet appel à l’unité n’a pas été correctement interprété à Budapest. J’ai ainsi été surpris de lire dans plusieurs journaux, de tendances différentes (n’en déplaise à ceux qui estiment qu’on ne trouve plus de diversité dans la presse locale), que le Président de la République aurait cherché à « diviser le groupe de Visegrád ». C’est pourtant tout le contraire qui est à l’œuvre dans le projet de refondation de l’Europe porté par le Président français : rassembler, regrouper, redonner à l’ensemble du continent européen cette vocation à porter les idées de progrès qui ont toujours permis à l’Europe de rebondir, malgré les crises et les guerres.

J’invite donc ceux qui auraient mal interprété les propositions françaises à les réexaminer, car il y a bien, dans la démarche consistant, par exemple, à réécrire la directive sur les travailleurs détachés, texte mal formulé, obsolète et discriminatoire, une volonté de rétablir de la justice sociale : « à travail égal, salaire égal sur un même lieu de travail », est une idée simple, qui fait l’objet de discussions techniques mais aussi politiques, ces jours-ci, et ceci afin de rassembler, j’y insiste, et non de diviser, les forces de travail au service de la construction d’une Europe plus juste.

Je formule donc des vœux, en cette « rentrée des classes », pour que la France et tous ses partenaires européens fassent aboutir avant le 23 octobre prochain, date du Conseil européen, la réforme de la directive « travailleurs détachés ».

Nous nous y employons avec nos collègues, dans un bon esprit de coopération. Le contraire de la division, par conséquent.

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Dernière modification : 12/09/2017

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