Mot de l’Ambassadeur (15 avril 2016) [hu]

« Bien abrité dans l’hypogée que j’ai creusé moi-même
C’est à toi que je songe Italie mère de mes pensées »

(Apollinaire, « A l’Italie », Calligrammes, 1918, Mercure de France)

La France, l’Italie et la Hongrie partagent toutes trois, à leur manière, un amour pour la poésie. Le Printemps des Poètes est aussi « La Primavera dei Poeti » tant la littérature italienne a influencé la poésie française. Cette dépendance se retrouve dans tous les champs nobles de la culture : musique, peinture, sculpture, cinéma…

A l’heure du colloque sur la rivalité (prétendue ?) des politiques françaises et italiennes en Hongrie, je rends hommage à la culture italienne dont la France ne saurait s’affranchir pour enseigner la sienne. Si la Hongrie cherchait à comprendre l’une ou l’autre de nos cultures, elle ne pourrait faire l’économie d’étudier les deux.

S’il existe une « rivalité », elle est idéologique ou institutionnelle car au fond l’Italie et la France ont, en art, une fraternité qui les liera toujours.

Dernière modification : 27/04/2016

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