Mot de l’Ambassadeur (15 décembre 2017) [hu]

Vivre ou survivre ?

On a pu lire dans plusieurs journaux français, à l’occasion du Sommet « Une planète », qui s’est tenu à paris le 12 décembre : « L’enjeu nous dépasse tous, puisqu’il en va de la vie. Juste de la vie. » (Hervé Nathan).

Alors vous reposez votre journal sur la table, à côté du café dont le goût semble tout à coup trop amer, vous tournez la tête vers le ciel en vous demandant si les pluies acides qui vont tomber esquinteront votre peau, vous écrasez votre cigarette (dont le prix a encore augmenté) en songeant que le glyphosate a quand même facilité la récolte des feuilles de tabac (mais à quel expert peut-on se fier ?), vous vous regardez dans le miroir pour vous assurer qu’il n’y a pas un début de cancer qui se manifesterait sous la forme d’un bouton vert ou bleu, et vous vous rassurez en balayant d’un brusque revers de la main toutes les statistiques négatives alignées par les professionnels du pessimisme, ceux qui s’acharnent à vous prédire la fin du monde tous les matins.

Vous choisissez un album du pianiste Stefano Bollani (avec le très talentueux guitariste Bill Frisell) à la seule fin de riposte : « Joy in Spite of Everything » (la joie malgré tout) et cela vous permet de contempler le ciel avec un peu plus d’espérance.
- Tiens d’ailleurs le 16 décembre est la journée de Zoltán Kodály (135e anniversaire de sa naissance), dont la musique est toujours une promesse de fête.

Aujourd’hui, si chacun s’y met, il y aura un peu moins de carbone rejeté, un peu plus d’air pur dans les rues et quelques grammes de pollution en moins dans les poumons de nos enfants. Cela valait bien un sommet, et celui-ci fut une réussite.

Les présidents hongrois et français ont marqué leur détermination à faire plus, beaucoup plus, pour que tout cela ne demeure pas lettre morte. Alors revenons au début « puisqu’il en va de la vie ».

Joyeuses fêtes de Hanoukka.

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Dernière modification : 15/12/2017

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