Mot de l’Ambassadeur (15 juin 2018) [hu]

Vasarely et la cyberphysique

On entend de plus en plus souvent parler des systèmes cyber-physiques, qui sont des systèmes où des éléments informatiques collaborent pour le contrôle et la commande des entités physiques.

Notre environnement est en phase de digitalisation. C’est la révolution industrielle à venir, mais elle a déjà commencé. De la miniaturisation des processeurs à l’essor des réseaux de capteurs, les progrès dans les sciences et l’ingénierie sont si fulgurants qu’il est possible de constater chaque jour l’amélioration du fonctionnement des machines qui nous entourent. Grâce aux « collaborative robots », la synergie entre les robots et les humains devient plus facile de jour en jour. Ce sont les réflexions que je me faisais le 14 juin, à Óbuda, à l’occasion de l’inauguration d’une exposition magnifiquement intitulée :

« De l’expérimentation à l’expérience », 30 ans de peinture abstraite hongroise.

Les œuvres, toutes largement inspirées par « l’art optique » de Victor Vasarely, semblent toutes en résonance étroite avec les recherches scientifiques en cours.

Pour accompagner la découverte de ces moments cinétiques de la peinture contemporaine, le directeur du musée Vasarely et ses équipes avaient choisi de faire interpréter « Densité 21.5 », le chef d’œuvre du compositeur Edgar Varèse, qu’il écrivit pour étrenner une flûte de platine, la densité de ce métal étant proche de 21,5 grammes par centimètre cube. Pendant cinq minutes, l’interprète de cette œuvre a incarné, métaphoriquement, un système cyber-physique dans lequel le souffle, le mouvement et la vibration sonore furent parfaitement coordonnés.

L’exposition dure toute l’été (jusqu’au 9 septembre 2018).

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Dernière modification : 15/06/2018

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