Mot de l’Ambassadeur (16 novembre 2015) [hu]

Sans doute est-ce le moment de s’embrasser de tout cœur et de brandir comme le dit la poétesse Claire Malroux, des « banderoles d’amour et d’espoir ».
Et il y en a tant de mots, de miséricorde, de supplication, de révolte et d’indignation, après ce crime du 13 novembre. Budapest et la Hongrie se sont levées comme pour dire, toujours avec des vers que j’emprunte encore à Claire Malroux :

« Les survivants de ce jour tendent leurs mains
Pendant qu’au verso de leurs fenêtres noires
Le blizzard vrille sa clameur et moi je tends avec eux
Ces mains sans chair sans poids. »

in Hors les murs
Ed. Le Castor Astral
Cité par Bernard Noël dans son Anthologie de poésie contemporaine
Ed. l’Atelier des Brisants/CNDP, 2002

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Bougies devant l’Institut Français de Budapest

Dernière modification : 24/11/2015

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