Mot de l’Ambassadeur (22 mars 2016) [hu]

Le bonheur d’Antigone

« Quel sera-t-il mon bonheur ? Quelle femme heureuse deviendra-t-elle, la petite Antigone ? Quelles pauvretés faudra-t-il qu’elle fasse elle aussi, jour par jour, pour arracher avec ses dents son petit lambeau de bonheur ? »

Elle est là Antigone éternelle, les mots d’Anouilh sur ses lèvres rebelles, sur la scène du centre culturel Bobita de Pécs, où pour la 27ème année consécutive s’est tenu le festival de théâtre lycéen francophone.

Joie, audace, juvénile énergie, talent prometteur de ces 19 troupes lycéennes hongroises, tchèque, roumaine, québécoise, venues communier dans leur amour du théâtre et de la langue française.

Bravo à Éva Vatai, de la section bilingue du lycée Leőwey Klára de Pécs, qui fait vivre ce festival ! Bravo à la troupe du Lycée français Gustave Eiffel de Budapest, emmenée par Gaëlle Balogh-Le Hannier, qui a remporté le Grand Prix du Festival pour son interprétation de l’Antigone d’Anouilh et qui représentera la Hongrie au Festival des Festivals de La Roche sur Yon en 2017 !

« Et voilà. Sans la petite Antigone, c’est vrai, ils auraient tous été bien tranquilles. »

À Pécs, comme dans le palais vide de Créon à Thèbes, le rideau est retombé.

« Il ne reste plus que les gardes. Eux, tout ça, cela leur est égal ; c’est pas leurs oignons. Ils continuent à jouer aux cartes… »

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Dernière modification : 23/03/2016

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